La France lance un satellite militaire de télécommunications dernière génération

Après la crise des sous-marins avec l’Australie, le satellite S4 permet à la France de confirmer que Paris participe bien à la course aux armements.

Ariane 5 (Illustration) — Yonhap News/Newscom/SIPA

Un bijou de technologie militaire, mais aussi un pilier de la souveraineté française. Samedi, la fusée Ariane 5 a décollé de Kourou, en Guyane. A son bord, le satellite de communication militaire 4A du programme Syracuse. Il doit permettre aux armées françaises déployées aux quatre coins du globe de communiquer à haut débit et en toute sécurité depuis des relais au sol, aériens, marins et sous-marin.

« Syracuse 4A est conçu pour résister aux agressions militaires depuis le sol et dans l’espace ainsi qu’au brouillage », a expliqué le colonel Stéphane Spet, porte-parole de l’armée de l’Air et de l’Espace. Il est équipé de moyens de surveillance de ses abords proches et d’une capacité de déplacement pour échapper à une agression.

La guerre des étoiles

En juillet 2020, le commandement spatial américain avait accusé Moscou d’avoir « conduit un test non-destructeur d’une arme anti-satellite depuis l’espace ». Et en 2017, le « satellite-espion » russe Louch-Olympe avait déjà tenté de s’approcher du satellite militaire franco-italien Athena-Fidus.

Ultime performance, S4 est protégé contre les impulsions électro-magnétiques qui résulteraient d’une explosion nucléaire, explique Marc Finaud, expert en prolifération des armes au Centre Politique de Sécurité de Genève (GCSP). « C’est le scénario de l’ultime avertissement, en cas d’échec de la dissuasion ».

Le débit de communications multiplié par trois

Le programme Syracuse représente un investissement total de quelque 4 milliards d’euros. La quatrième génération multipliera par trois le débit de communications de S3. La Direction générale de l’armement (DGA) s’est engagée avec Thalès à hauteur de 354 millions d’euros et avec Airbus pour 117 millions pour le seul Syracuse 4.

« Il y a une loi presque mathématique d’augmentation régulière des volumes de data », souligne le colonel Spet, citant les besoins générés par les systèmes de commandement, la représentation des situations tactiques du terrain, la vidéo (venant par exemple des drones Reaper déployés au Sahel). Ou encore le traitement en temps réel de la data venue de plusieurs endroits de la planète. A terme, la France disposera de 400 stations capables de communiquer avec S4 depuis le sol, un aéronef, un navire ou un sous-marin, selon la DGA.

Redonner de la fierté après l’humiliation australienne

Or la dissuasion nucléaire française repose très largement sur ses sous-marins, rappelle Marc Finaud, expert en prolifération des armes au Centre de politique de Sécurité de Genève (GCSP). « Si un adversaire est capable de modifier, pirater, endommager les communications avec les sous-marins, c’est la fin de la dissuasion ». Le déploiement du satellite, prévu de longue date, tombe à point nommé alors que Paris pousse son projet de souveraineté européenne en matière de défense. La France, qui dispose d’espaces maritimes souverains sur toutes les mers du globe, ne peut se passer d’une assise technologique puissante.

« Elle a besoin de ce segment-là pour montrer qu’elle a les moyens de ses ambitions », estime Xavier Pasco, directeur de la Fondation pour la recherche stratégique (FRS) et spécialiste des questions spatiales. « Cela crédibilise l’ensemble de son outil militaire, de même que sa capacité industrielle ». Quelques semaines après l’humiliation reçue par l’Australie, qui a renoncé à un immense contrat de sous-marins français au profit de submersibles américains, fragilisant d’autant la puissance française en Indopacifique, le satellite S4 redonne une fierté à la bête blessée. « Politiquement, c’est la mise en évidence que la France reste une puissance peut-être moyenne, mais dont l’étendue d’action reste internationale », insiste Xavier Pasco.

Paris dans le peloton de tête de la course aux armements.

Avec ses deux milliards d’euros d’investissements annuels dans le spatial militaire et civil, l’Hexagone reste loin du trio de tête : 50 milliards pour les Etats-Unis, 10 pour la Chine et 4 pour la Russie, selon des chiffres de 2020 du gouvernement français. Mais S4 permet à la France de rester dans le peloton de tête et confirme que Paris participe bien à la course aux armements.

Marc Finaud évoque au passage le risque potentiel venant de la « nébuleuse de hackers, pirates, acteurs criminels ou terroristes qui pourraient se lancer dans une sorte de guerre des étoiles plus artisanale ». Quant à la géopolitique spatiale, elle se tend un peu plus chaque année. « On parle de guerre spatiale et ce risque-là est admis par tout le monde ».

M.F.

La Nasa lance une étude en vue d’installer un réseau wifi sur la Lune

Les résultats de l’étude américaine pourraient notamment permettre d’améliorer l’accès à Internet… sur Terre.

Un réseau wifi sur la Lune pourrait être utile lors de futurs missions sur le satellite terrestre. — Geeko

Dans une nouvelle étude publiée par la Nasa, les experts de l’agence spatiale américaine annoncent qu’ils ont commencé à étudier la possibilité d’installer un réseau wifi sur la Lune. « Ce projet représente une excellente opportunité de développer des solutions aux défis auxquels nous serons confrontés lorsque nous enverrons des astronautes sur la Lune, avec la mission Artemis », explique Mary Lobo, directrice du département d’incubation et d’innovation technologique au Glenn Research Center, un des dix centres spatiaux de la Nasa.

« En même temps, cela pourra nous aider à surmonter les problèmes d’accès au réseau sur Terre, dans les régions les plus reculées du monde », poursuit la spécialiste. Pour évaluer la possibilité du développement d’un réseau wifi sur la Lune, les auteurs de l’étude ont simulé une portion de la surface lunaire en la comparant à un petit quartier de Cleveland. Les chercheurs ont montré que l’installation de mini-routeurs wifi sur environ 20.000 lampadaires permettrait à chaque foyer et résident de la zone d’accéder facilement au réseau.

Une première étape

Par ailleurs, les scientifiques ont calculé que, si des répéteurs pouvaient être placés à moins de 70 m les uns des autres, une maison de quatre personnes pourrait bénéficier d’une connexion d’environ 7,5 Mbit/s en téléchargement, soit 0,875 Mo/s. Si cette vitesse n’est pas suffisante pour regarder des vidéos en 4K, elle fait largement l’affaire pour la majorité des usages tels que la recherche d’informations en ligne ou encore la communication.

Pour les chercheurs, cette étude est une première étape : « Les résultats de cette étude peuvent servir de base à la planification d’un réseau wifi lunaire. Bien sûr, il y a d’autres défis à relever, notamment l’adaptation des équipements nécessaire à un environnement extrême en termes de poussières et de températures ».

Il s’agit évidemment d’un travail préliminaire, le projet de wifi sur la Lune n’étant encore qu’à une phase conceptuelle. La Nasa espère toutefois que les résultats de l’étude pourront être utilisés dans un futur proche pour améliorer l’accès à Internet dans les communautés urbaines les moins bien desservies. La Lune viendra ensuite.

Canon tire des portraits comme sur Instagram ou Snapchat, mais les imprime en vrai

L’appareil photo Zoemini S2 de Canon, que « 20 Minutes » a testé, s’inspire d’Instagram et de Snapchat pour tirer des impressions photos qui ressemblent à des stories.

canon.fr

« Big Moments, big stories » ! Pour immortaliser nos meilleurs moments et nos plus belles histoires, Canon et sa Zoemini S2 n’y va pas par quatre chemins. Alors que la bataille des appareils photo et imprimantes instantanés fait rage entre Fujifilm, Polaroid et Lomography, Canon veut se distinguer avec un appareil photo/imprimante offrant mille et une possibilités créatives. Le constructeur revendique d’ailleurs avoir puisé son inspiration auprès d’Instagram et de Snapchat.

En façade de Zoemini S2, un large miroir pour les selfies et une couronne de huit LED pour éviter les yeux rouges. – CANON

Miroir, mon beau miroir…

Zoemini ? Fin 2018, ce fut d’abord le nom d’une petite imprimante avant que l’appareil n’évolue au printemps 2019 vers des appareils photos avec imprimante incorporée, les Zoemini S et C. De prime abord, Zoemini S2 n’évolue pas physiquement. Très compact (121 x 80,3 x 22,4 mm pour 188 grammes), l’appareil se distingue toujours par son large miroir en façade invitant à la réalisation de selfies. Autour, un cercle de huit LED s’illumine lors de la prise de vue afin d’éviter le phénomène des yeux rouges.

Face à ses concurrents, Canon aligne certainement la meilleure solution pour bien cadrer ses autoportraits, celle où l’on se voit le mieux et avec laquelle le cadrage ne sera pas trop approximatif. Au centre du miroir est planté un capteur photo de 8 mégapixels, le même que celui de la Zoemini S. C’est peu à l’époque des smartphones équipés de capteurs de 108 mégapixels…

A l’arrière de Zoémini 2, de nouveaux boutons font leur apparition. – CHRISTOPHE SEFRIN

Avec le viseur optique à l’arrière de l’appareil photo, il est également possible de réaliser de traditionnelles prises de vues. On peut choisir à l’aide d’un bouton : en noir et blanc ou avec un filtre vif. C’est ici l’une des nouveautés de la S2 par rapport à la S. L’idée est ensuite d’en lancer l’impression directement. Pour cela, Canon utilise le procédé Zink (lire encadré). Chrono en main, il faut compter 50 secondes pour récupérer sa photo imprimée.

Une application pleine d’idées créatives

Mais le véritable intérêt de la Zoemini S2 est ailleurs… du côté du smartphone auquel on appairera l’appareil photo/imprimante à l’aide de l’application Canon Mini Print. D’une part, il est possible d’imprimer avec Zoemini S2 n’importe quelle image contenue dans son terminal numérique. L’utilisateur peut aussi puiser directement dans sa bibliothèque Google photo, sur Instagram ou Facebook. Bref, de quoi imprimer à tout va !

D’autre part, Canon a eu la bonne idée de créer avec son application un véritable labo pour personnaliser ses images avant leur impression : filtres (dark, movie, lomo, warm, winter, vintage…), cadres (avec différentes bordures) ; autocollants en nombre (onomatopées, animaux, icônes, vêtements et accessoires, food, fleurs, cœurs…) ; possibilité d’ajouter du texte sous mille et une formes… On n’est très proche de l’esprit scrapbooking et de celui des stories IG ou Snap que l’on a l’habitude d’agrémenter de ce type de stickers. Résultat : on se surprend à vraiment en s’amusant à bidouiller les photos pour les offrir, les coller dans un cahier, sur un meuble, les assembler… Enfin, et grâce à l’application, il est possible de contrôler à distance des prises de vues depuis son smartphone. Dommage que Zoemini S2 soit d’ailleurs dépourvu de pas de vis qui aurait permis de fixer l’appareil sur un trépied pour optimiser cette possibilité…

Des reproches, les mêmes qu’avant…

On regrette parallèlement qu’il ne soit pas possible d’importer sans fil une photo prise depuis Zoemini S2 dans son smartphone pour la retoucher et la personnaliser avant de l’imprimer. C’est un reproche qui avait déjà été formulé pour Zoemini S mais dont Canon ne semble pas avoir fait grand cas. L’appareil offre quand même la possibilité d’enregistrer ses propres prises de vues sur carte SD, mais avec la contrainte d’un transfert pas toujours simple à opérer vers un smartphone, comme un iPhone qui nécessitera un adaptateur.

Des photos qui voient rouge

Quelle qualité d’impression ? Au format 5 x 7,6 cm, les photos produites restent de la taille d’une carte de visite. Canon propose parallèlement le principe de deux photos bulle sur une même feuille de papier spécifique. Le constructeur parle de « papier circulaire ». A l’arrivée, il est ainsi possible de produire deux petits autocollants ronds avec des visuels différents et le résultat est très sympa.

Zoemini S2 imprime les photos en 50 secondes environ. – CANON

Les impressions sont vives, mais toujours avec une forte dominante rouge due au procédé d’impression Zink. Celui-ci gâche d’ailleurs systématiquement toute photo imprimée en noir et blanc. Laquelle se retrouve avec un voile rosé qui n’est pas du meilleur effet. Les photos imprimées manquent aussi souvent de piqué et de détails, mais peuvent rassasier l’envie d’un partage dans l’instant d’un agréable moment.

Par pack de 50 feuilles (réf : ZP-2030), la photo imprimée revient à près de 13 centimes d’euros, ce qui reste convenable. Comptez par contre 64 centimes pour deux photos bulle (par packs de 20 feuilles, réf : ZP-2030-2C-20), ce qui est bien trop cher et met la photo de 3,3 cm de diamètre à 0,32 euro l’unité.

Au final, Canon réussit quand même un produit ludique (disponible en vert, rose et blanc) et d’un accès simple. Quant à l’application Canon Mini Print, celle-ci offre suffisamment de possibilités pour se renouveler dans ses créations. De son côté, la concurrence ne faiblit pas : Polaroid vient de lancer son appareil photo instantané Now+ qui fonctionne aussi avec une application. Quant à Fujifilm, le constructeur a dévoilé il y a quelques jours sa Link Wide, une imprimante pour smartphone capable d’imprimer des photos au format 8,6 x 10,8 cm, mais aussi des magnets.

Christophe S.

Clearview serait capable de reconstituer les visages cachés par des masques

L’intelligence artificielle bénéficie aujourd’hui d’une base de données de 10 milliards d’images pour reconnaître des personnes.

Photo de Scott Webb sur Pexels.com

Les technologies de reconnaissance faciale font planer depuis leur apparition de nombreux débats et inquiétudes sur le respect de la vie privée. Les solutions de reconnaissances comme celles de Clearview sont devenues la bête noire de beaucoup de citoyens, car elles ouvrent la porte à une reconnaissance à l’échelle mondiale sans l’autorisation des personnes concernées.

La société Clearview est devenue célèbre lorsque son utilisation dans des départements de police, des organismes publics et des entreprises du monde entier a été révélée. Au début de l’année 2020, la société avait également indiqué qu’elle disposait de 3 milliards d’images dans sa base de données. Lors de cette révélation, et face à la grogne populaire, Google s’est notamment manifesté pour demander l’arrêt de la récupération des images sur ses services et la suppression des images déjà enregistrées. Cela ne semble pas avoir été très efficace, car Hoan Ton-That, le PDG de Clearview, a affirmé récemment que la société disposait désormais d’une base de données de 10 milliards de photos collectées en ligne.

Big Brother vous observe

En plus de l’annonce de cette gigantesque base de données, le PDG de Clearview a également affirmé que la société disposait aujourd’hui des technologies nécessaires pour augmenter la netteté des images floues et recomposer des visages cachés par des masques. Grâce à des modèles d’apprentissage automatique, le système serait capable de générer les détails manquants des photos. Certaines personnes pointent déjà du doigt les biais et fausses accusations que ces « remplissages » pourraient créer.

Hoan Ton-That a démontré le fonctionnement de la technologie en prenant la photo d’un journaliste à l’aide de son smartphone. Clearview a immédiatement produit des dizaines d’images provenant de nombreux sites montrant cette même personne, ainsi que ses coordonnées personnelles, à travers des photos accumulées depuis plus d’une décennie. Glaçant.

Avec l’évolution et la démocratisation de ces technologies, il semble important de réguler rapidement ce type d’outil de surveillance. En avril dernier, 51 organisations ont demandé l’interdiction de la reconnaissance faciale en Europe. Les débats concernant les dangers et la légitimité de ces technologies risquent donc de se poursuivre encore longtemps.

David M.

Un petit garçon s’assoit à côté du pape et tente de lui prendre sa calotte

L’enfant d’une dizaine d’années a d’abord sautillé devant le pape avant d’être attiré par son couvre-chef blanc.

Le pape François, lors d’une messe au Vatican le 17 octobre 2021. — Alessandra Tarantino/AP/SIPA

Un petit garçon s’est présenté ce mercredi à l’improviste devant le pape François au cours de son audience générale hebdomadaire au Vatican. L’enfant a cherché à s’emparer de la calotte du pontife, puis s’est assis à sa droite sur une chaise libérée par un cardinal.

Le garçonnet semble avoir une dizaine d’années et un trouble ou retard de développement intellectuel. Il a d’abord sautillé devant le pape puis a tendu la main vers sa calotte, son petit bonnet blanc. Il a finalement pris les mains de François qui lui a souri.

Un remerciement de la part du pape

Il s’est ensuite dirigé vers la chaise du cardinal assis à la droite du pape et celui-ci lui a cédé sa place sous le regard amusé de François. Il est ensuite reparti un peu plus tard après avoir reçu en cadeau la fameuse calotte qu’il convoitait tant. « Je remercie cet enfant pour la leçon qu’il nous a donnée à tous aujourd’hui », a ensuite commenté le pape François.

Le pontife a ensuite qualifié l’intervention du petit garçon de « témoignage qui lui est venu du cœur ». En Italie, la fameuse calotte blanche portée par le pape est baptisée « zucchetto » ou « papalina ».

L’essor du télétravail à l’origine de l’explosion des attaques de logiciels malveillants

Les travailleurs à domicile sont devenues les cibles favorites des hackers.

Photo de Pixabay sur Pexels.com

La démocratisation du télétravail au cours des derniers mois a donné aux pirates informatiques un tout nouveau terrain de chasse. La multiplication des cibles, souvent peu technophiles, a fait exploser le nombre d’attaques.

La société de sécurité informatique WatchGuard Technologies a publié un nouveau rapport concernant la sécurité sur Internet. Il s’intéresse au deuxième trimestre 2021 et analyse les tendances des logiciels malveillants et des menaces pour la sécurité des réseaux. Le rapport met en évidence une croissance étonnante des logiciels malveillants infectant leurs victimes via des connexions chiffrées HTTPS. Le rapport montre également une forte augmentation des menaces de ransomware, de fileless malwares, d’attaques de réseau…

Corey Nachreiner, le directeur de la sécurité de WatchGuard, a indiqué qu’il fallait impérativement revoir la cybersécurité des entreprises : « La plupart des entreprises et organisations dans le monde fonctionnant toujours principalement avec un modèle de main-d’œuvre mobile ou hybride, une approche différente de la cybersécurité est nécessaire. Si une solide défense périmétrique reste un élément important de la sécurité en couches, une solide protection des points d’extrémité (EPP) et la détection et la réponse aux menaces des points d’extrémité (EDR) sont de plus en plus essentielles. »

Deux malwares particulièrement répandus

WatchGuard estime qu’au cours du deuxième trimestre 2021, 91,5 % des logiciels malveillants ont été distribués via une connexion cryptée. Une augmentation considérable par rapport aux trois premiers mois de l’année. « AMSI.Disable. A » et « XML.JSLoader » se sont hissés en tête de la liste des malwares répertoriés par WatchGuard durant ce deuxième trimestre, avec un volume de plus de 90 % des cas détectés à eux deux. Cette famille de logiciels malveillants utilise des outils PowerShell pour exploiter plusieurs vulnérabilités dans Windows. WatchGuard a notamment découvert que « AMSI.Disable. A » utilise un code qui peut désactiver le scan antimalware « AntiMalware Scan Interface » (AMSI) dans PowerShell, contournant ainsi les contrôles de sécurité des scripts sans faire détecter le malware.

Selon WatchGuard, les détections de logiciels malveillants utilisant les outils PowerShell ont déjà atteint durant les six premiers mois de 2021 80 % du volume total de 2020. À ce rythme, les détections de logiciels malveillants risquent de doubler d’année en année.

WatchGuard rapporte également que le nombre d’attaques réseau a augmenté de 22 % par rapport au trimestre précédent avec près de 4,1 millions d’attaques de réseau durant le précédent trimestre et 5 millions dans le second trimestre.

Connexion sécurisée ? Mieux vaut rester concentré

Ces données montrent que l’utilisation de canaux de communication chiffrés tels que le HTTPS ne protège pas les utilisateurs des malwares. En effet, les contaminations sont majoritairement dues à des négligences de la part des utilisateurs et non à des problèmes de sécurité. Soyez donc prudent vis-à-vis des liens sur lesquels vous cliquez et encore plus sur les logiciels que vous exécutez lorsque vous êtes en ligne.

David M.

« Truth Social », lancé par Donald Trump, sera-t-il un vrai réseau social ou un site de campagne ?

A quoi pourrait bien ressembler « Truth Social », le réseau social que Donald Trump lancera début 2022 ?

GETTY IMAGES

Un peu moins d’un an après avoir été banni de Facebook et Twitter, qui l’accusaient d’avoir incité ses soutiens à la violence après l’assaut contre le Capitole, Donald Trump s’apprête à lancer son propre réseau social. Intitulée « Truth Social », cette plateforme – dont il évoquait le concept  dès mars dernier – vise à « résister face à la tyrannie des géants des technologies », selon les mots du communiqué publié par le groupe Trump Media and Technology (TMTG).

Faut-il s’attendre à voir émerger un véritable réseau social ou bien un simple outil de communication personnel pour l’ex-président américain ? 20 Minutes fait le point, selon ce que l’on sait, à ce stade, de cette plateforme dont le lancement est prévu début 2022.

En quoi consiste « Truth Social » ?

Selon son descriptif, l’application – pré-téléchargeable sur l’App Store – entend proposer « des débats gratuits et ouverts sans aucune discrimination vis-à-vis des idéologies politiques », qu’elles soient libertariennes, conservatrices ou libérales.

« Imaginez que vous êtes au mariage de votre meilleur ami. Qui est là ? De nombreuses familles de tous les Etats-Unis et du monde. […] Nous avons beau ne pas toujours être accord, nous accueillons à bras ouverts ces opinions diverses », affirme encore cette présentation.

Pour Alexis Pichard, chercheur en civilisation américaine et auteur de l’ouvrage Trump et les médias, l’illusion d’une guerre ? (VA Editions), « Truth Social » relève d’une initiative des plus sérieuses pour l’ex-président : « En début d’année, Donald Trump avait déjà tenté d’exister en dehors des réseaux sociaux après en avoir été exclu, à travers un blog associé à son site officiel. Ca a été un échec total, au point qu’il a dû le fermer au bout d’un mois car le site, fait à la-vite, n’était pas du tout ergonomique. Il n’avait clairement pas l’ambition de concurrencer Twitter. »

« Cette fois-ci, en revanche, la création du groupe TMTG, qui va être coté en Bourse, et le design de Truth Social, très inspiré de celui de Twitter, semblent à la hauteur de l’enjeu, on a l’impression que Trump prend au sérieux son ambition de concurrencer les géants de l’Internet que sont Facebook et Twitter », poursuit le spécialiste.

La plateforme sera-t-elle vraiment dénuée de toute idéologie politique ?

Malgré ses promesses de neutralité, cette plateforme émanant d’une personnalité aussi clivante que Donald Trump réussira-t-elle vraiment à séduire tous les publics ? « L’argument avancé par Donald Trump dans le communiqué, selon lequel les talibans peuvent s’exprimer sur Twitter mais pas lui, est assez judicieux : il donne du grain à moudre et de la crédibilité à ses actions comme à ses critiques de Twitter et de Facebook, qu’il accuse de longue date de censurer la voix des conservateurs », analyse Alexis Pichard.

Et le chercheur en civilisation américaine de poursuivre : « Pour autant, je ne pense pas que ce réseau social sera déconnecté de toute idéologie, d’autant que le groupe TMTG prévoit de lancer des programmes « non-woke » donc en accord avec la base dure de ses partisans. Je vois mal les abonnés de Twitter abandonner ce réseau social pour migrer sur Truth Social, à l’exception des conservateurs. »

Quel intérêt pour Donald Trump ?

L’investissement de Trump dans ce réseau social n’est évidemment pas dénué d’intérêt. Mais qui a le plus à y gagner ? L’ex-président en quête de revanche politique ou le magnat des affaires de retour à son coeur de métier ? « Donald Trump a un rapport aux médias avant tout monétaire, commercial. C’est l’un des hommes politiques qui a gagné le plus d’argent en étant président des Etats-Unis », rappelle Alexis Pichard.

« Il entend forcément rendre le groupe TMTG rentable et tirer profit de cette nouvelle aventure. Mais le fait qu’il lance Truth Social en 2022, une année essentielle pour la politique américiane avec les élections de mi-mandat, qui pourraient voir le Congrès repasser chez les Républicains, n’est évidemment pas anodin. C’est aussi un moment charnière pour Donald Trump qui ne cache pas ses désirs de revanche et a l’élection présidentielle de 2024 en ligne de mire », analyse le spécialiste.

A ce titre, « Truth Social » présente une plus-value incontestable pour l’ex-président vis-à-vis de Twitter et de Facebook : « Cela lui permet tout simplement d’être présent sur un réseau social. »

Alexis O.

Le télétravail fait grimper la facture d’électricité

Si le télétravail permet de gagner du temps vis-à-vis des trajets, il a toutefois un impact non négligeable sur votre consommation énergétique à domicile.

Photo de olia danilevich sur Pexels.com

Largement utilisé depuis le début de la pandémie, le télétravail réunit bon nombre d’avantages, aussi bien en termes de productivité que d’économies financières. Travailler à la maison permet d’éviter beaucoup de stress dans les bouchons, mais aussi d’alléger parfois considérablement la facture de carburant.

Sans compter que les repas pris chez soi sont bien souvent faits maison et par conséquent moins chers. Revers de la médaille : tout ce temps passé à domicile entraîne une augmentation de vos consommations électriques et de chauffage.

Une hausse chiffrée

Bon nombre de particuliers ont vu la différence dès le premier confinement. Ainsi, alors que 8 millions de personnes ont pratiqué le télétravail et que 5,8 millions d’autres ont été confrontées au chômage partiel, sans compter les malades, « les équipes R & D d’EDF (ont estimé) la hausse de la consommation d’électricité de 5 à 7 % par foyer » durant le printemps 2020, d’après un communiqué publié par le gestionnaire d’énergie. Or, si une grande partie des Français ont depuis retrouvé le chemin de l’entreprise, beaucoup effectuent encore tout ou partie de leurs heures de travail à domicile.

Partant de ce constat, le fournisseur d’électricité Alpiq, nouveau sur le marché, a récemment estimé qu’un couple sans enfant habitant un appartement de 55 m2 en région parisienne subit une augmentation de sa facture de 13 euros par mois en étant à 100 % en télétravail sur l’année. Car l’utilisation prolongée de votre ordinateur, du wifi, de l’éclairage, sans oublier des appareils de cuisson pour les repas du midi, finissent par peser sur vos consommations, sachant qu’il faudra en plus y ajouter le chauffage l’hiver.

Les bons gestes

Pour maîtriser votre facture électrique, il est impératif d’appliquer différents écogestes simples qui sont d’ailleurs valables pour tous les foyers. Premier réflexe à avoir : branchez votre ordinateur et votre imprimante sur une multiprise distincte que vous éteindrez à chaque fois que vous ne vous servirez pas de votre matériel. S’il s’agit d’un modèle portable, pensez à débrancher le chargeur une fois l’appareil entièrement rechargé, ce qui assurera au passage la longévité de la batterie. Les modes veille et d’économie d’énergie de l’écran servent à limiter la consommation de votre ordinateur. De même, il est judicieux d’installer son poste de travail dans une petite pièce qui vous préservera du bruit, tout en étant plus facile à éclairer et à chauffer.

De façon générale, pensez à jouer sur le dispositif des heures creuses, inclus dans certains abonnements, en faisant au maximum tourner la machine à laver, le sèche-linge et autre lave-vaisselle le soir et la nuit, ou en milieu de journée selon la plage horaire définie dans le contrat.

Enfin, les fournisseurs d’énergie recommandent généralement de débrancher la box internet (l’éteindre ne suffit pas) avant d’aller se coucher chaque nuit pour réaliser quelques économies supplémentaires. Néanmoins, cette pratique n’a pas bon écho auprès des opérateurs télécoms. Au vu de la faible consommation de ce type d’appareil, cela ne changerait en effet pas grand-chose sur votre facture annuelle et risquerait en revanche de détériorer ce matériel, qui n’est pas conçu pour absorber un pic de tension systématique à chaque nouveau démarrage quotidien. Les opérateurs recommandent plutôt de débrancher la box internet pendant les longues périodes d’absence.

Julie P.

Facebook changera bientôt de nom

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Une nouvelle ère avec un nouveau nom pour Facebook ? Selon le site spécialisé The Verge, l’entreprise californienne, qui traverse une période de turbulences, devrait annoncer la semaine prochaine la création d’une nouvelle maison-mère chapeautant ses différents services (le réseau social Facebook, Instagram, WhatsApp, Oculus, etc).

Le but ? Se tourner vers l’avenir, notamment le « multiverse », cet univers connecté mélangeant réalités virtuelle et augmentée, que Mark Zuckerberg considère comme le futur du Web. Mais ses détracteurs y voient un tour de passe-passe pas très subtil pour s’éloigner d’un nom devenu toxique après des polémiques à répétition.

Selon The Verge, le nouveau nom devrait être dévoilé à l’occasion de la conférence Connect, le jeudi 28 octobre. Il est jalousement gardé au sein de la direction et serait sémantiquement lié au multiverse et à Horizon, la plateforme sociale virtuelle développée par Facebook.

Facebook ne serait pas le premier à le faire. En 2015, Google avait créé la structure Alphabet (dont dépendent Google, Waymo, Deepmind, Verily etc). Mais le nom n’a jamais pris auprès du grand public. Snapchat s’est également renommé Snap en 2016.

« Changer de sujet »

« Facebook pense que changer de nom peut l’aider à changer de sujet », a déclaré dans un communiqué une association anti-Facebook, qui se fait ironiquement appeler le « Véritable Conseil de surveillance de Facebook » (Real Facebook Oversight Board). « C’est un signe qu’ils sont prêts à tout pour distraire de leur échec à assainir leurs plateformes remplies de haine. Quoi qu’ils se fassent appeler, le problème reste entier, (…) ils ont besoin de régulation réelle et indépendante, tout de suite », poursuit l’association.

« Si vous donnez un nouveau nom à un produit qui ne marche plus, les gens vont rapidement comprendre que la nouvelle marque a les mêmes problèmes », a tweeté Benedict Evans, un analyste indépendant spécialiste de la Silicon Valley. « Une meilleure approche serait de résoudre le problème, et ensuite de créer une nouvelle marque qui reflète le nouveau produit », a-t-il continué.

L’entreprise, qui enchaîne les scandales depuis des années, traverse une passe particulièrement difficile depuis que France Haugen, une ancienne employée lanceuse d’alerte, a fait fuiter des documents internes à la presse et accusé la plateforme de faire passer « les profits avant la sécurité » de ses utilisateurs. Fait rare, les élus républicains et démocrates semblent tous d’accord pour tenter de réguler l’entreprise. Et un changement de nom n’y changera rien.

P.B. avec AFP